mercredi 28 mai 2008

retour sur la réunion officieuse du 26/05!!

Les travailleurs sociaux en formation se mobilisent en réaction aux difficultés et effets pervers, que pose le décret du 31 janvier 2008, relatif à la gratification et suivis de stages en entreprise. Celui-ci vient s’ajouter à l’article 9 de la loi sur l’égalité des chances, qui n’a jamais aussi mal porté son nom :

-inégalité public/privé et entre les différents niveaux de diplômes

-mise en concurrence des stagiaires en fonction de leurs statuts

-remise en cause du statut de stagiaire et mise en concurrence avec les salariés

-mise en péril des formations en alternance

-appauvrissement quantitatif et qualitatif de nos lieux de stage

-remise en cause des projets de formation des étudiants, plus de vrais choix de stages

-ne répond pas à la précarité étudiante

-fait sans aucune concertation


Malgré ce constat gravissime, la gratification n’est qu’un symptôme des problèmes actuels du secteur social.


-La loi sur la prévention de la délinquance a mis à mal notre déontologie. Nous ne sommes pas des délateurs au service de l’état mais des travailleurs sociaux respectant le principe de l’anonymat et celui de discrétion.


-La loi sur la rétention de sûreté : C’est en fonction d’une expertise médicale, que l’on estime si oui ou non un détenu est dangereux pour la société. Cette loi est synonyme de prison à vie. La réinsertion n’est plus possible. La loi française condamne pour un acte commis et prouvé. Une fois la peine purgée, comment peut-on enfermer à nouveau pour une prétendue récidive ??? On ne dissocie alors plus l’acte et la personne.


-L’ouverture d’Etablissements Pénitenciers pour Mineurs nous choque. Nous ne sommes pas des gardiens de prison!!! Oui à la prévention, mais non à la répression. Nous ne pouvons pas être ceux qui les enferment et ceux qui tentent de les en faire sortir et s’en sortir.


-Nous nous opposons à la stigmatisation des personnes sans papiers, notre rôle n’est pas de les dénoncer. Nous sommes là pour accompagner les personnes en souffrance et dans le besoin, détenteurs de papiers ou non.


-La remise en cause de la convention collective de mars 1966, annonce la précarisation des emplois du social. Elle attaque les droits des travailleurs sociaux : durée de la période d’essai portée à trois mois, indemnité de licenciement et de départ à la retraite revue à la baisse, salaire au mérite, remise en cause de plusieurs acquis (congés d’ancienneté, congés trimestriels, jours accordés pour le mariage d’un enfant).


-Remise en cause du droit de grève par l’instauration du service minimum dans la fonction publique.

Travailleurs sociaux en formation, usagers, formateurs, travailleurs, unissons nous pour préserver nos valeurs fondamentales aujourd’hui mises à mal par un gouvernement anti-social.

Commission communication de l’AG IDF


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